Le Programme Lépinay universel

Approche pédagogique

En moins d’un siècle l’agriculture et le travail des agriculteurs se sont totalement métamorphosés. Les charrettes tirées par des bœufs ont laissé la place à des machines agricoles hautement sophistiquées où l’électronique embarquée n’a rien à envier à celle des avions de ligne. L’ère des pesticides et des engrais a permis de changer le paradigme de l’économie agricole, mais aujourd’hui revisités dans une agriculture moderne raisonnée, ils sont les témoins du contrôle de l’Homme sur la production agricole, dont l’augmentation doit être analysée au regard de celle de la population mondiale.

Il est essentiel que l’enseignement des jeunes permette de comprendre cette transition pour mieux appréhender les suivantes (la transition énergétique par exemple, impliquant une meilleure utilisation de la biomasse).

Des espaces des bâtiments du domaine seront consacrés à la présentation d’un programme pédagogique sur l’évolution de l’agriculture du 19e siècle (celui de Godin de Lépinay) à nos jours, avec une question récurrente : comment feront nous pour que la Terre puisse nourrir l’humanité en 2050 ?

Ce programme se fera en étroite relation avec le réseau national des CASTs (correspondants académiques pour la science et la technologie auprès des recteurs) et en partenariat avec l’équipe Deyrolle pour l’Avenir (présidée par le Prince Louis Albert de Broglie).

 

De l’écrit à l’écran. En écho avec la Cité de l’écrit et des métiers du livre

Avec un marché de 4,13 milliards d’euros en 2013, le livre demeure la première industrie culturelle en France, devant le cinéma ou la musique. Mais la part des ebooks ne représente à ce stade que 2,1 % du chiffre d’affaires des éditeurs, même si un Français sur cinq dit avoir déjà lu un ebook. L’esquisse d’un changement…

Quelle que soit l’évolution du monde du numérique, le livre va rester ; l’écriture des livres va continuer à être un acte important de la structuration de la pensée humaine. Il restera toujours des personnes qui, à un moment ou un autre, auront besoin de mettre noir sur blanc leurs résultats, la synthèse de travaux pour les rendre cohérents, lisibles pour la communauté scientifique, pour un large public, pour partager des hypothèses, de nouveaux concepts. « Appréhender un nouveau savoir, c’est l’intégrer à une structure de la pensée existante » disait Marcel Proust.

Rédiger un livre de 500 à 600 pages, c’est autre chose que 3 ou 4 pages dans un blog. C’est un travail beaucoup plus sérieux, demandant de la réflexion, loin de la tyrannie de l’instant.

C’est bien ce message que l’Académie des sciences veut porter au sein d’une cité de l’écrit et des métiers du livre présente au cœur de Montmorillon.

Ce qui vient d’être dit doit être modulé par le caractère inéluctable de l’envahissement de notre environnement par les écrans de toute sorte : téléphone, télévision, ordinateurs, tablettes, etc., et ce principalement pour les plus jeunes. Une réflexion de l’Académie des sciences sur l’impact de cette nouvelle interface écran-cerveau doit être poursuivie comme cela a déjà été le cas en 2013[1].

[1]L’enfant et les écrans. Avis de l’Académie des sciences publié aux éditions Le Pommier. Janvier 2013